Compte-rendu de la rencontre avec Marc Godefroy le 18/02/2016

Jeudi dernier, nous avons rencontré l’élu, l’assistante, la chargée de mission et le chef de projet « Monnaie d’Échange Locale » pour la MEL. Ce fut un échange intéressant et relativement long (plus d’une heure) sur le projet qui nous préoccupe.

Plusieurs points saillants ont émergé :

1/ il y a bien une volonté politique forte de mener à terme ce projet. Le président de notre Métropole Européenne de Lille l’a annoncé publiquement : « il y aura un MEL dans 18 mois ». Cela veut donc dire que nous avons désormais un échéancier plus précis (rentrée 2017) et surtout un nom officiel – même s’il n’est peut-être pas encore définitif – pour notre monnaie (le MEL).

2/ les objectifs de cette monnaie sont : le « social », le « solidaire » et le « responsable ».

3/ bien sûr les politiques se classent entre les dubitatifs et les engagés. Des voyages d’études (dont Bristol) sont prévus pour susciter leur intérêt et les accompagner. L’objectif final étant qu’ils puissent s’approprier le bébé si ça marche.

4/ les entreprises seront largement partis prenantes au projet (et pas seulement les particuliers et les artisans-commerçants). D’ailleurs la chambre des métiers est OK pour avancer dans cette réflexion.

5/ au démarrage l’accent sera mis sur la notion de « proximité » (avec pourquoi pas des formes de labellisation via la structure du capital ou le siège social). Les critères de la charte pour pouvoir prétendre à l’utilisation de cette monnaie locale sont à creuser.

6/ visiblement les monnaies locales en France prospèrent sur le modèle de l’association subventionnée par les pouvoirs publics. Plusieurs personnes ont émis l’hypothèse d’une société coopérative d’intérêt collectif : là encore le débat n’est pas encore tranché.

7/ l’articulation avec les « territoires zéro chômeurs » s’est posée à nouveaux frais : ça a l’air difficile d’y arriver facilement.

8/ une banque de type WIR serait compatible avec le réseau. Il faudrait quand même bien penser à articuler ces éléments de prêts inter-entreprises (Note : pour ceux qui ne connaissaient pas ce mécanisme, voici un bref aperçu…
http://www.sol-violette.fr/partenaires/pour-une-economie-locale-dynamique-et-ethique/quelle-monnaie-pour-quels-echanges/la-banque-wir )

9/ la puissance publique (via les CCAS, les agents de la MEL) pourrait utiliser le système via des chèques cadeaux (aux salariés), via un abondement (aux bénéficiaires des aides publiques), etc. La notion d’exemplarité est mise en avant.

10/ la gouvernance de cette monnaie locale est pour l’instant dans les mains de l’APES (http://apes-npdc.org) via Joackim Lebrun. Il a en tête un schéma assez classique avec :
– des rendez-vous de sensibilisation dans différents territoires de la métropole
– des groupes de travail par collège (entreprises, artisans, commerçants, particuliers, politiques) pour lever & échanger sur les principaux freins
– des annonces politiques pour donner du crédit aux élus
– une structuration associative avec les collèges représentatifs pour la gouvernance

11/ pour l’instant il y aurait « 300 individus intéressés » sur la Métropole par le projet. Et nous sommes le premier groupe structuré à avoir sollicité un rendez-vous.

PS : l’exemple qui est le plus souvent revenu est celui de Toulouse. Ils commencent à approcher de la masse critique de monnaie en circulation, ce qui leur permettrait de « battre de la monnaie » via des prêts (et donc avec des effets de levier importants) = http://www.sol-violette.fr

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