Compte-rendu du premier Comité Partenarial Monnaie Locale MEL – 31/05/2017

Présents :

Collectivités :
– M. Marc Godeffroy (MEL – ESS)
– M. Frédérique Seels (MEL – Développement économique)
– Des élus de Marcq en Baroeul, Villeneuve d’Asq et Lille
– Des fonctionnaires (Lille, MEL)

Entreprises :
– CCI
– Chambre de métiers
– MEDEF
– CJD

Citoyens
– Association APC Villeneuve d’Ascq
– Collectif MLC Lille
– Collectif Monnaie Locale Bois Blancs

La genèse remonte à octobre 2015 à travers un impulsion du président de la MEL, M. Damien Castelain (avec rapidement un nom, le « MEL »). Des travaux ont été engagés par la MEL via l’APES. Dans la continuité il y a eu des colloques à Lille (hall St Sauveur, Maison Stéphane Hessel, salle du Gymnase) entre septembre et décembre 2016. Courant janvier 2017, une nouvelle rencontre a eu lieu entre M. Godeffroy et M. Castelain pour évoquer la question de la faisabilité puisque l’engouement est là : il est désormais temps de lancer un marché d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage.

Les objectifs sont clairs : le développement du territoire par un processus de ré-appropriation d’une monnaie. Il s’agit donc du « contraire du Brexit » : promouvoir le territoire et conserver l’Euro. Une « charte » – à établir – est prévue pour marquer 1/ la complémentarité économique en « ajoutant de la valeur à la valeur » via du B2B et du B2C, 2/ des critères spécifiques et des valeurs : environnement, social, local, solidaire, efficace et 3/ une forme de ré-appropriation citoyenne (à commencer par le pouvoir de co-décision et de construction au sein de ce comité).

MEDEF : préoccupation des PME, le système WIR est le modèle (réseaux de PME de l’habitat et de la construction). Avec une prise en charge par les entreprises qui ont créé une « sorte de coopérative » pour se protéger des risques systémiques (gain de sécurité inter-entreprises). Trouver une sécurité entre les entreprises (et pas via des assurances internationales).

MEL : le WIR est bien un modèle possible, mais un WIR citoyen ! L’object est de rendre compatible les différentes formules (B2B et B2C).

CCI : recherche ce qui peut faire sens pour faire avancer le rapprochement entre le consom-acteur et l’entreprise. Ils souhaitent bien être complètement moteur. Et sont OK pour mobiliser les réseaux économiques vers ce « nouveau monde ».

MARCQ EN BAROEUL : cherche à prendre en compte l’angle du soutien aux artisans et aux commerçants de proximité. Avec l’envie de toucher au porte-feuille : donner des avantages aux habitants. Et envisage peut-être un monnaie inter-ville uniquement, pour que le Marcquois achète à Marcq. La question du périmètre est importante dans cette perspective de dynamiser le commerce local.

LILLE : rappelle une tentative à Lille qui s’est largement planté. Il faut un maximum d’échanges, avec un volume important (la commune – même Lille – est probablement trop petite). Il existe bien des initiatives sur la commune lilloise, avec un délégué qui est sur le terrain. Mais il faut un niveau d’échelle important pour la monnaie.

MEL : évidemment que le B2B et le B2C sont tous les deux importants. La question de la ville pourrait être de donner des « bonus » sur un micro-territoire (pour éviter les problèmes d’échelle).

COLLECTIF MLC LILLE : important d’avoir une monnaie « dans la poche des gens », avec des usages sur le lieu de travail et le lieu d’habitation.

MEL : attention à mettre en confrontation les « entreprises humaines » entre elles (les boulangers d’ici contre les bouchers d’ailleurs). Le vrai combat se situe par rapport aux « entreprises transnationales et financières » sans relation avec le territoire.

COLLECTIF BOIS BLANCS : rappelle son cheminement. Tout d’abord un film – « Sacré croissance » – puis l’envie d’aller vers une MLC particuliers – commerçants, avant d’arriver au Sardex (et à son modèle de chambre de compensation) afin d’obtenir l’impact le plus important. Il est important de choisir ses priorités dans le bon ordre pour se lancer.

MEL : les communes Lille / Villeneuve d’Ascq / Armentières / Roubaix sont dans la boucle. Marcq en Baroeul / La Madeleine sont aussi des partenaires potentiels, ainsi que Baisieux. Lezennes n’est pas encore engagé mais le deviendra très vite si ça avance.

CJD : valide les objectifs globaux. Et propose de commencer par les valeurs, prioritaires.

Le choix a été fait d’un assistant pour celui qui paye : un AMO, pour la MEL.
Le produit de nos réunions en lien avec cet AMO sera une proposition « clef en main » qui puisse être activé par un GO / NO GO au niveau de la MEL. Le financement de l’AMO est porté par le MEL même si les 3 collèges sont bien associés dans les décisions.

Le cadrage du marché public est présenté : il faut produire un document qui propose plusieurs scénarios (au moins deux) avec un chiffrage détaillé de tous les aspects : agrément des prestataires, fonctionnalités, forme, conditions d’échange, fonte, confiance, sécurité, gestion, etc.

Il y a aussi un besoin d’aller vers le grand public avec des espaces de communication et de dialogue via la création d’une « Assemblée permanente de la MLC » (moments de respiration collective avec plusieurs centaines de personnes) et la création d’un comité de soutien pour apporter du crédit à la démarche (qui a besoin de confiance).

Le budget global de cette AMO devrait si situer en dessous de 220 000 euros.

CJD : Il existe une charte signée au niveau de Bercy par des entreprises.

LILLE : Et on recherche une démarche « inclusive » pour favoriser un type de pratique (local) et faire vivre dans les quartiers (pas que écolo et bobo).

COLLECTIF BOIS BLANCS : il existe un projet d’association « Les Amis de la Monnaie Locale » pour le volet citoyen.

CCI : insiste sur le souffle nécessaire pour le démarrage.

APC VILLENEUVE D’ASCQ : 15 juin film sur le Sol Violette au Méliès.

MARCQ EN BAROEUL : une visite est prévue à Boulogne sur Mer pour découvrir la « Boussole ».

Le Comité participatif est l’émanation des réseaux. Chaque réseau doit pouvoir échanger et apporter ses propres réponses. Les tensions doivent s’instruire en Copar. C’est effectivement plus difficile. La Banque de France est déjà intervenu dans la boucle car l’adossement avec le réseau bancaire doit être envisagé. Des experts peuvent être invités au Copar. L’ambition est d’être opérationnel fin 2018 avec un accompagnement pendant les 6 premiers mois (jusque 06/2019).

Chaque collège (collectivités / entreprises / citoyens) a une voix. Et donc chaque collège doit faire vivre sa propre réflexion, à commencer par sa propre représentativité.

La prochaine réunion se tiendra dans la première quinzaine de juillet et portera sur le règlement intérieur du Copar, les valeurs et la charte de cette future Monnaie Locale Complémentaire.

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